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 Plusieurs intelligences détectées dans le cerveau

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zaara
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مُساهمةموضوع: Plusieurs intelligences détectées dans le cerveau    29.12.15 19:57

Plusieurs intelligences détectées dans le cerveau


La théorie des « intelligences multiples » prédit l'existence de huit formes différentes d'intelligence. Nous pouvons aujourd'hui en observer sept au sein de notre cerveau.






Qu'est-ce que l'intelligence ?


Comment développer la vôtre, celles de vos enfants ou des étudiants sur le point d'aborder la vie professionnelle?
Depuis un demi-siècle, une conception monolithique de l'intelligence s'est ancrée dans nos mentalités et dans le système éducatif : les capacités logiques et mathématiques seraient un miroir général du potentiel intellectuel de chacun. Cette conception est issue des travaux du psychologue suisse Jean Piaget (1896-1980), qui fut le premier à affirmer que l'intelligence humaine représente la forme optimale de l'adaptation biologique et qu'elle atteint son point d'excellence, dans le développement de l'enfant, par la logique et les mathématiques. C'est ce qu'on appelle « l'intelligence logico-mathématique », valeur cardinale de notre école.

Mais cette vision est en train d'évoluer. Après Jean Piaget, d'autres psychologues et spécialistes de l'éducation comme Howard Gardner , de l'Université de Harvard, ont défendu une conception moins unilatérale et plus ouverte de l'intelligence. Tout en soulignant, comme Piaget, qu'elle constitue une propriété biologique de notre cerveau, Gardner considère que notre intelligence s'exprime sous des formes multiples et relativement autonomes : l'intelligence logico-mathématique certes, mais aussi visuelle-spatiale, interpersonnelle, corporelle-kinesthésique, verbale-linguistique, intrapersonnelle, musicale-rythmique et naturaliste-écologiste (voir la double page suivante). Son argument est double. D'une part, il constate que des lésions de parties différentes du cerveau entraînent, chez les patients qui en sont atteints, la perte de formes différentes d'intelligence. D'autre part, il remarque que les génies ne développent pas tous la même forme d'intelligence : Freud, Einstein, Picasso ou Gandhi sont tous géniaux mais dans des domaines différents. De même, en classe, dans les activités de loisirs ou à la maison, chaque professeur, éducateur ou parent sait, mieux que quiconque, combien l'intelligence des enfants peut être multiple


.

Que dit l'imagerie cérébrale ? 


Voilà d'où est partie la théorie. Mais elle n'a pas été unanimement acceptée, loin s'en faut, ce qui rend aujourd'hui la question particulièrement cruciale et légitime : ces intelligences sont-elles effectivement à l'œuvre dans notre tête ? Peut-on les voir fonctionner dans le cerveau ?

Voyons donc ce que nous révèle, depuis peu, l'imagerie cérébrale – car, sur ce point, tout le monde est d'accord, Gardner comme Piaget : l'intelligence, qu'elle soit unique ou multiple, est une fonction du cerveau, et ce sont des millions de cerveaux qu'on éduque tous les jours à l'école ou à la maison. Avec les progrès fulgurants de l'informatique, des sciences cognitives et de l'imagerie cérébrale (notamment, la fameuse « imagerie par résonance magnétique anatomique et fonctionnelle »), on peut aujourd'hui produire sur ordinateur des images numériques tridimensionnelles reliées à l'activité des neurones en tout point du cerveau de l'adulte ou de l'enfant. Plus exactement, c'est l'activité des réseaux cérébraux, chacun composé de millions de neurones, que l'on mesure avec ces techniques.

Que nous révèle ce « crash test » des intelligences multiples ? Nous en avons représenté les principaux résultats sur la double page suivante. À chaque bloc correspond une intelligence. Le résumé des recherches en la matière nous délivre un message clair : la plupart des formes d'intelligence décrites par Gardner correspondent effectivement à l'exercice de telle ou telle partie spécifique du cerveau. Ainsi, pour sept des huit intelligences postulées par le modèle, il existe des données d'imagerie cérébrale qui les objectivent : logico-mathématique, visuelle-spatiale, interpersonnelle, intrapersonnelle, corporelle-kinesthésique, verbale-linguistique et musicale-rythmique. L'intelligence naturaliste-écologiste ne semble pas constituer une forme de pensée à part entière, en tout cas du point de vue de l'imagerie cérébrale actuelle .

Toujours est-il que la multiplicité des intelligences est, dans notre cerveau, une réalité. Mais qu'est-ce qui détermine le talent de tel ou tel individu pour une forme d'intelligence particulière ? En d'autres termes, d'où vient la « bosse des maths », le sens de l'orthographe, ces enfants qui ont « la danse dans le sang », l'oreille musicale, la capacité à comprendre les autres, etc. ? Mystère... La question est on ne peut plus ouverte. Il est fort probable que nous venions au monde avec des cartes variables d'un individu à l'autre, certains ayant un bagage génétique prédisposant à des aptitudes logiques, d'autres verbales, d'autres musicales, etc. Mais il est clair que l'environnement précoce (familial, éducatif, voire intra-utérin) renforce et développe fortement l'affinité d'un enfant puis d'un adolescent pour l'une ou l'autre faculté. Dans tous les cas, la plasticité neuronale, stimulée lors de l'éducation dans la famille et à l'école, va rendre chaque cerveau effectivement unique, selon les opportunités. Le conseil est ici de développer une pédagogie nouvelle et individualisée qui soit informée, au plus près, des avancées récentes de l'imagerie cérébrale. Comme la médecine est informée des organes qu'elle soigne et préserve. Quant à la sélection des élèves, on comprend dès lors qu'un prix artistique ou littéraire n'est pas fondamentalement différent d'un prix de maths pour juger du potentiel intellectuel du cerveau.

S'appuyer sur ses points forts


Qu'est-ce que cela nous apprend sur notre fonctionnement mental et le développement de notre potentiel ? Tout simplement, qu'il devient possible de promouvoir à présent une conception dynamique de l'éducation des différentes facettes du potentiel humain, car les réseaux de neurones sont très interconnectés, localement et à large échelle, dans notre cerveau. Par exemple, exploiter l'intelligence verbale-linguistique et intrapersonnelle (la fameuse intelligence émotionnelle) pour développer le raisonnement logique ; combiner l'intelligence spatiale et les maths, etc. Imaginons un enfant plutôt artiste, très bon en spatial et plus réfractaire aux mathématiques. Pourquoi ne pas exploiter ses dons et son goût pour le spatial afin de développer aussi ses capacités en maths, connaissant l'imbrication étroite de ces deux formes d'intelligence dans le cerveau, en particulier dans le cortex pariétal ? Imaginons un autre enfant plutôt littéraire et très sensible à sa vie intérieure. Pourquoi ne pas exploiter ces facettes de son intelligence au profit du raisonnement logique ? C'est le sens des apprentissages fondés sur les intelligences multiples, notamment dans les établissements qui les mettent en pratique : accéder à une véritable expertise dans un ou deux domaines d'intelligence, pour ensuite évoluer vers les autres formes en s'appuyant sur cette qualité de raisonnement acquise dans un domaine familier.

Jongler avec les intelligences


Mais il y a mieux : l'imagerie cérébrale nous apprend qu'il existe une partie de notre cerveau, le « cortex préfrontal », qui est impliquée dans de nombreuses formes d'intelligence. Ce qui ouvre la porte à de nouvelles pédagogies. L'idée de telles approches (que nous expérimentons actuellement) est d'exercer cette zone cérébrale de convergence, sorte de carrefour neuronal, afin de renforcer les passerelles entre les multiples potentiels du cerveau humain. Ce qui voudrait dire en clair : apprendre à jongler avec ses intelligences. Car il manque une intelligence dans la théorie de Gardner : celle qui permet de sélectionner le type d'intelligence adapté à chaque situation ! En psychologie, ce genre de capacité qui se situe au-dessus des autres se nomme « méta-intelligence » (méta signifie « au-delà ») et il s'agit ici de méta-intelligence de sélection. Dès lors qu'on accepte l'idée que plusieurs formes d'intelligence peuvent coexister dans le cerveau de chacun d'entre nous dès l'enfance – et pas seulement chez des êtres d'exception – il faut nécessairement une fonction biologique d'arbitrage, de contrôle exécutif.

Pour moi, le ressort principal de cette intelligence est la résistance. Il va s'agir, pour la personne devant résoudre un problème de logique ou de maths par exemple, de résister à la tentation de penser avec des mots (intelligence verbale) ou à celle de faire confiance à des dessins approximatifs (intelligence visuelle-spatiale). Il va s'agir aussi, pour un élève devant composer une dissertation originale et créative, de résister à l'intelligence interpersonnelle qui, s'il devait tenir compte de l'avis de tous ses camarades, l'empêcherait de développer son propre point de vue. Faire fonctionner un type d'intelligence suppose souvent, pour un temps, de mettre les autres entre parenthèses.

Je nommerai donc « résistance cognitive » la capacité d'arbitrage de notre méta-intelligence. Grâce au cortex préfrontal et ses axones longs, elle permet d'inhiber (résister à) une forme d'intelligence pour en activer une autre, un peu comme le ferait un chef d'orchestre. Bref, de sélectionner l'une ou l'autre carte dans ce jeu et de nous orienter dans notre propre paysage cognitif. Dès lors, ce ne sont pas seulement des passerelles entre intelligences qu'il faut imaginer en pédagogie, mais aussi des compétitions et sélections, sources d'erreurs à corriger.

L'intelligence organisatrice


En voici un exemple. Piaget avait mis au point un célèbre test de conservation du nombre. Dans ce test, on dispose sur une table deux alignements de jetons de même nombre, sept et sept par exemple, et de même longueur (l'espace occupé sur la table, voir la figure ci-dessus). Vers l'âge de quatre ou cinq ans, l'enfant d'école maternelle reconnaît qu'il y a le même nombre de jetons dans chaque alignement. Cependant, si l'adulte qui réalise l'expérience écarte les jetons de l'un des deux alignements (le nombre restant identique, alors que la longueur diffère), l'enfant considérera, dans la comparaison, « qu'il y a maintenant plus de jetons là où c'est plus long » ! Ce n'est qu'à 6 ou 7 ans que l'enfant réussit ce test et répond : « C'est pareil. » Selon Piaget, l'enfant a alors acquis le concept du nombre, qui représente un stade de l'intelligence logico-mathématique.

Or nous avons découvert, grâce à l'imagerie cérébrale, avec mon laboratoire du CNRS à la Sorbonne que ce qui pose réellement problème au cerveau de l'enfant est, plus subtilement, d'inhiber son intelligence visuelle-spatiale dominante (selon laquelle le nombre est représenté par la longueur de l'alignement) pour activer son intelligence logico-mathématique du nombre. On comprend alors que les formes multiples d'intelligence s'entrechoquent dans le cerveau de l'enfant, ce qui donne lieu à un développement cognitif dynamique et non-linéaire, biscornu, là où Piaget, comme l'école souvent, n'avait vu que le seul développement linéaire de l'intelligence logico-mathématique.

De plus, cette compétition cognitive peut s'immiscer au sein d'une même forme d'intelligence lorsqu'il faut parvenir à inhiber une stratégie dominante pour en activer une autre : par exemple, quand on indique à une personne un trajet en ville, inhiber son point de vue égocentré (qui consiste à repérer un itinéraire à pied en pensant « je tourne à droite, puis je marche 50 mètres, puis je tourne à gauche ») pour activer le point de vue allocentré (visualiser les lieux, les angles et les distances depuis un point de vue éloigné) dans l'intelligence visuelle-spatiale, ou inhiber sa propre croyance pour activer celle d'autrui dans l'intelligence interpersonnelle. Dans ce dernier exemple, l'inhibition, au sens positif du terme, permet, grâce au cortex préfrontal, la coordination sociale des points de vue et la tolérance. Le développement des cortex frontaux est donc un enjeu social et civilisationnel. Et il ne coule pas de source !
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